Emploi et Handicap

Starterre trouve sa force dans la diversité de son personnel. Âge, sexe, origine ethnique, débutants ou experts (…) tous les profils sont étudiés sans préjugé au moment du recrutement.  La semaine européenne Emploi et Handicap nous donne l’occasion de vous présenter Catherine et Lionel, tous deux salariés en situation de handicap et Fabienne Bouchy, notre DRH.

Parler de handicap n’est pas toujours facile, mais nul besoin de faire tomber les préjugés chez Starterre… Les actions en faveur des personnes handicapées font partie des fondamentaux de l’entreprise et des valeurs de M. Brissaud, notre PDG, bien au delà de l’emploi. Ainsi, nous avons fourni la logistique automobile à l’association lyonnaise Les Enfants d’abord qui oeuvre dans les échanges et le partage de loisirs entre enfants handicapés lors de deux voyages en Tunisie. Des moments qui auront autant marqué les enfants que les accompagnateurs que nous étions.

Emploi et Handicap

Côté ressources humaines, différentes actions ont été mises en place. Des bâtiments aux normes aux aménagement de temps de travail, l’objectif est que les salariés se sentent comme dans un environnement ordinaire.

Emploi et Handicap – Questions à Fabienne Bouchy, DRH

Quelles actions ont été mises en place en faveur du handicap dans l’entreprise ?

Nos bâtiments sont déjà aux normes pour l’accueil du public handicapé. L’intégration de nos salariés se fait donc par des actions personnalisées en fonction de leur handicap : adaptation de l’ergonomie du poste, aménagement des horaires de travail (…) Nous anticipons leur arrivée et nous en parlons avec eux, ce qui nous permet d’identifier leurs besoins spécifiques. Le plus important étant que les salariés se sentent bien et évoluent dans un environnement qui les place au même niveau que tous les salariés.

Comment est abordé le handicap au moment du recrutement ?

Très sincèrement, ce n’est pas une préoccupation pour nous.  Avant d’être des travailleurs handicapés, ce sont des personnes à part entière, des candidats potentiels. Nous ne regardons que leurs compétences, leurs expériences, en aucun cas la notion de handicap n’intervient dans nos choix. Si le/la candidat(e) a les compétences pour le poste et l’envie de travailler avec nous, comme nous avec lui/elle, nous mettrons tout en oeuvre pour l’accueillir dans les meilleures conditions possibles.

Je constate de plus en plus que la mention du handicap est reléguée tout en bas des CV et c’est une très bonne chose car cela ne devrait pas être à frein, si ce n’est à l’embauche, au moins à l’entretien.

Quels conseils donneriez-vous aux candidats handicapés qui souhaitent rejoindre Starterre ?

Je n’aurais pas plus de conseils pour eux que pour les salariés sans handicap si ce n’est d’oser parler du leur, d’exprimer leurs besoins. La diversité est une force, c’est aussi bien valable dans le monde de tous les jours que celui de l’entreprise. La mise en commun de nos idées et de nos compétences est plus importante.

3 questions à…

Emploi et Handicap Starterre

Lionel, affréteur chez Starterre depuis  2008

Ton handicap a-t-il été un frein au moment de trouver un emploi ?

En tant qu’utilisateur de fauteuil roulant (manuel), j’ai très vite été confronté aux difficultés d’accès à l’emploi. La grande majorité des postes que l’on me proposait dans le domaine du transport étaient des missions d’agent d’exploitation dans des entreprises de transport routier de marchandises. Des emplois que j’aurais été capable d’occuper côté compétences mais qui nécessitaient de pouvoir se déplacer sur des quais de chargement ou d’autres installations logistiques, ce que ma mobilité ne me permettait pas.

J’ai donc dû me résoudre à une longue période d’inactivité de près de 2 ans entre l’obtention de mon diplôme et mon entrée chez Starterre, sentant souvent que mon handicap était un frein pour les recruteurs, la plupart du temps par méconnaissance de celui-ci.

Ce n’est que lorsque j’ai postulé chez Starterre que j’ai enfin senti, qu’ici, la donne était différente… Dès les premières minutes de mon entretien d’embauche, j’ai été mis en confiance par le fait que mon handicap n’était pas un frein pour M. Brissaud et les membres du comité de direction qui m’ont reçu. Tout au long de nos échanges, mon intérêt pour le poste, ma motivation et mon diplôme ont été leurs principaux critères.

Comment as-tu intégré la team Starterre ?

J’ai intégré Starterre à une époque où la société était bien plus petite qu’aujourd’hui puisque j’étais le 27ème salarié. Intégrer un nouvel arrivant avec un handicap tel que le mien n’avait rien d’évident dans une si petite structure pour des raisons pratiques notamment. J’ai pourtant été accueilli à bras ouverts, le plus naturellement du monde.

Depuis mon arrivée et jusqu’à aujourd’hui, l’ensemble de mes collègues a toujours été à l’écoute de toutes les suggestions que j’ai pu proposer pour améliorer mon confort de travail au quotidien.

La principale différence entre mes collègues et moi est que j’ai un contrat de 35h au lieu de 39 de façon à me permettre de maintenir les 2 séances de rééducation hebdomadaires. Horaires définis en fonction de ces séances, pour que je n’aie pas à chambouler le planning de mon kiné.

Aujourd’hui, quel bilan fais-tu de ces neufs années ?

Ce que je retiens de ces 9 années passées chez Starterre à ce jour, c’est qu’au delà du fait d’avoir pu transformer mes connaissances théoriques de jeune diplômé en véritables compétences pratiques d’affréteur confirmé, j’ai surtout pris, auprès de mes collègues, quelques belles leçons de vie qui m’ont été, me sont et, me seront toujours précieuses à l’avenir car elles m’ont permis de prendre de l’assurance et de gagner en autonomie. Une évolution qui rejaillit sur tous les autres aspects de ma vie quotidienne, bien au delà du cadre strictement professionnel !

Catherine, assistante administrative

Ton handicap n’est pas visible, en parles-tu lors de tes entretiens d’embauche ?

En effet, mon « oreille défaillante » ne se voit pas, ou si peu… J’ai une perte auditive de 40% à gauche qui est surtout due à des otites à répétition lorsque j’étais enfant. J’ai été appareillée en 2016 et depuis ce n’est plus un handicap pour moi ! Seuls les observateurs assidus remarquent mon appareil auditif.

Je ne dis donc rien lors de mes entretiens d’embauche. Mais je suis toujours considérée comme “travailleur handicapé” par l’administration et je sais que les entreprises ont une obligation d’emploi de personnes en situation de handicap. Aussi, au moment de mon embauche effective chez Starterre, je les ai informé de ma reconnaissance en tant que tel.

As-tu bénéficié d’aménagements particuliers ?  

Rien de particulier n’a été mis en place, car comme je le disais, ce n’est plus vraiment un handicap. Toutefois, j’ai de moi-même choisi mon bureau en fonction de ça, pour être du « bon » côté, car même si ma prothèse arrange beaucoup les choses, je n’entend pas aussi bien que de l’oreille droite.

Tu es parmi nous depuis une dizaine de mois maintenant, comment se passe ton intégration ?

Au final, tout se passe bien. Mes collègues directs sont au courant et n’hésites pas à répéter les choses s’il le faut, mais c’est assez rare. Un jour, j’ai oublié mon appareil à la maison. Tout le monde s’est adapté et a communiqué avec moi autrement (parler plus doucement et en face de moi pour me permettre de suivre sur les lèvres aussi). Cela a créé des situations cocasses qui nous ont bien fait rire.

Chaque journée ne fait que confirmer que je suis presque comme tout le monde, avec juste un bijou en plus à une oreille 😉

Nous terminerons cette interview sur cette jolie conclusion, merci à vous trois.

Auteure : Nat Cordeaux
Crédit Photo
: Amandyne Abadie

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